Monogrenade

Québec, Octobre 2012

Membre(s) du groupe
Marianne Houle — violoncelle, voix
Jean-Michel Pigeon — guitare, voix
François Lessard — guitare, voix
Mathieu Collette — percussions
Julie Brunet — violoniste
Ingrid Wissink — violoniste

Épisode tourné: 13 octobre 2012
Lieu: L’Établi

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Résumé de l’épisode

C’est entre les murs de l’Établi que Stéréo-Séquence jette l’ancre pour le tournage de Monogrenade. Espace dédié à la création et à la diffusion de la photographie et des arts médiatiques visant surtout les artistes de la relève, le lieu colle bien à ces jeunes prodiges qui, même si on ne peut plus vraiment qualifier leur band d’«émergent», s’inscrivent parfaitement dans ce courant de pop indé qui déferle sur Québec et qui nous réconcilie avec la musique francophone.

Pendant que les gars installent l’équipement, mes yeux s’accrochent aux œuvres qui tapissent les murs de la galerie. J’imagine les toiles colorées s’imprégner des mélodies qui vont bientôt nous caresser l’ouïe. De l’art mur à mur. Elles vont prendre de la valeur, c’est sûr.

Le groupe débarque avec un camion de location. Ça en prend de l’espace pour ranger tous les instruments qui vont occuper la scène du Cercle plus tard en soirée. Un peu moins pour le tournage ici, mais tout de même : 2 violons, 1 violoncelle, 2 guitares acoustiques, 1 floor drum, 1 xylophone… Et 6 musiciens.

Étienne s’installe en haut des escaliers pour filmer l’arrivée du groupe. Des «oh» et des «wow» fusent ici et là : ils aiment. Faut dire que l’ambiance est particulièrement cosy, avec comme seul éclairage quelques projecteurs diffusant une douce lumière sur le bar, avec le mur de brique derrière… C’est chaleureux, c’est comme si on était reclus dans un chalet quelque part en forêt, entre deux montagnes, sous un ciel déversant de gros flocons… Et Monogrenade dans le salon qui nous fait une prestation. Ma-la-de.

Les cordes se réchauffent. C’est tellement beau, le mariage du violoncelle et des violons. Les guitares s’activent, les voix s’harmonisent : c’est le coup d’envoi de la première pièce, M’en aller. L’envoûtement commence. C’est tout doux, presque chuchoté, et plus la chanson avance, plus les instruments prennent de l’ampleur. Et lorsque les baguettes se démènent sur le floor drum, on assiste à un decrescendo de cordes, une distorsion bien calculée de sons inquiétants et ténébreux. Puis, en finale, c’est l’explosion, et tout s’arrête. Grandiose.

Le band est réchauffé, ils n’ont pas envie de s’arrêter. Ils y vont avec la pièce-titre de l’album, Tantale. Je suis contente, j’aime beaucoup le texte de cette chanson et je suis curieuse de voir de quelle façon ils vont la rendre de façon acoustique. Même si quelques uns d’entre eux ont une certaine crainte d’oublier des mots, c’est totalement réussi et on assiste à un autre moment de grâce.

Les français capotent sur Monogrenade, je réalise ce soir pourquoi. Un son rond, plein. Des harmonies de cordes et de voix ensorcelantes. Des arrangements hypnotiques. Une belle cohésion au sein du groupe. Et un amour grand comme ça pour la musique. Ça émane de chacun d’eux et ça nous rentre dedans. On en prendrait encore. Mais surtout, on aimerait en faire partie.

— Julie Bouchard

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