Tire le coyote

Tadoussac, juin 2011

Membre(s) du groupe
Benoit Pinette — voix, guitare
Benoit Villeneuve — guitare
David Cimon — basse
Nicholas Pinette — batterie

Épisode tourné le: 10 juin 2011
Lieu: Municipalité de Tadoussac

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Disques Nomade





Résumé de l’épisode

Les Dunes de Tadoussac nous semblaient l’endroit idéal pour enregistrer la performance de Tire le Coyote pour Stéréo-Séquence. Lorsque nous avons compris que le groupe désirait jouer de manière électrique, nous avons beaucoup douté de la présence d’électricité dans ce coin éloigné du village. Nous nous sommes rendus directement à la maison des Dunes en espérant y trouver du courant. Par chance, il y en avait et nous avions décidé de traîner environ 150 pieds de rallonge au cas où nous en aurions besoin durant notre séjour à Tadoussac.

Nous avons donc branché les amplis, installé les micros pour enregistrer le son, tout ça dans un nuage de mouches noires qui nous rendaient la tâche plus que difficile. Peu souvent dans notre vie aurons-nous été devant autant de ces bestioles qui s’étaient vraisemblablement données le mot pour venir se régaler de notre présence.

C’est lors des premières notes que nous avons pris conscience qu’enregistrer correctement le vocal lorsqu’un groupe joue armé d’amplis et d’une batterie n’était pas une partie de plaisir. Nous avons eu à déplacer les micros quelques fois avant d’être prêts et satisfaits du résultat. Nous y sommes bien arrivés, mais nous avons eu à prendre la décision de vivre avec les micros dans le visuel si nous voulions avoir un résultat qui nous plaisait.

En images
Partie 2 — “Le fantôme du Ste-Berthe”

Les moustiques auront finalement eu raison de nous tous. Après trois chansons interprétées de manière impeccable, efficace et surprenante, s’en était fait. Nous n’avions qu’un souhait, foutre le camp de cet endroit de bestialité sans fin où les suceurs de sang s’en mettent plein les dents. Incapables de passer 30 secondes sans avaler une mouche ou se faire piquer, nous avons déclaré forfait devant cette armée plus forte en nombre que nous.

Tire le Coyote à Stéréo-Séquence aura donc été l’enregistrement le plus pénible de notre histoire jusqu’ici. Les séquelles d’autant de morsures n’auront pas tardé à se manifester. Les jambes de notre homme aux connaissances sans fin (Étienne Loiselle) avaient doublé en grosseur tellement elles étaient enflées et une fièvre sans pitié aura réussi à faiblir cet homme de fer. Mais au final, la musique aura eu le dessus et les deux pièces inspirantes et toutes en nuances que Tire le Coyote nous a livrées en sont bien la preuve.

— Maxime Wehinger & Jérôme Kearney